Foire Aux Questions

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À propos de l'association "Abolir Le Chômage"

  • N’est-il pas illusoire de vouloir « abolir le chômage » ?
  • Prétendre vouloir « abolir le chômage » n’a rien d’illusoire dans une société française qui dépense beaucoup plus d’argent public à réparer les conséquences d’un chômage structurel de masse qu’à encourager l’embauche et la formation des demandeurs d’emploi en entreprise.

    Selon la Dares, une administration qui dépend du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Santé, les dépenses en faveur de l’emploi et du marché du travail s’élèvent à 85,4 milliards d’euros en 2011, soit en moyenne : plus de 1500 euros par demandeur d’emploi et par mois. Et c’est sans compter les minima sociaux, tels que le RSA et la CMU, qui sont une des conséquences parmi tant d’autres de la perte de revenus du travail.

    En savoir plus : Le coût social d’un demandeur d’emploi surpasse de 33% son revenu de référence.

  • Si garantir le plein-emploi était simple, ce serait chose faite depuis longtemps ?
  • Posez-vous d’abord cette question : « Qu’a-t-on fait depuis quarante ans pour renouer avec le plein-emploi en France ? »

    Pour l’essentiel, tous les gouvernements successivement élus depuis 40 ans se sont contentés de mettre en œuvre, toujours avec parcimonie, des allègements de charges et des contrats aidés bien trop précaires, sans jamais traiter les causes structurelles du chômage. C’est-à-dire sans jamais mener des politiques publiques qui remettent en cause l’assiette de financement de nos cotisations sociales basé sur le travail ni l’insuffisance de formation des demandeurs d’emploi en entreprise.

    Albert Einstein disait : « La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. » A-t-on vraiment exigé de nos gouvernements successifs qu’ils changent les choses ?

    En savoir plus : Télécharger l’ebook gratuit « Plan d’urgence pour l’Abolition du Chômage ».

  • Qui se cache derrière l’association Abolir Le Chômage ?
  • Dominique da Silva est le fondateur de l’association Abolir Le Chômage et l’auteur du livre « Plan d’urgence pour l’Abolition du Chômage » publié en avril 2014. A 46 ans, cet autodidacte en économie du travail, passionné par les politiques publiques de protection sociale, est dirigeant de société et élu local à Moisselles dans le Val-d’Oise (95).

    Dominique da Silva n’est membre d’aucun parti politique, d’aucun syndicat, lobby, groupe de pression ou obédience, et ne parle pour aucune autre organisation.

  • Quelle est la tendance politique des membres de l’association ?
  • Les membres actifs de l’association sont des entrepreneurs et des citoyens engagés, indépendants de tout parti et syndicat, soucieux avant tout de défendre une politique publique de plein-emploi, sans a priori idéologique.

    Nos soutiens sont bien évidemment des femmes et des hommes aux parcours divers et variés. Leurs opinions politiques et leurs revendications souvent catégorielles, bien que contradictoires entre elles, sont utiles pour construire un plan de réformes transpartisan qui défende véritablement l’intérêt général.

  • Qu’attendre d’un collectif de citoyens face à un pouvoir exécutif ?
  • Des « Pigeons » aux « Bonnets rouges », l’histoire récente prouve qu’un collectif de citoyens révoltés peut parvenir à faire reculer un gouvernement en l’espace de quelques jours seulement. Il est vrai que tous ces collectifs sont, pour le moment, des mouvements de contestation corporatistes à l’encontre de mesures fiscales et réglementaires d’un pouvoir exécutif sans boussole.

    Imaginons un instant qu’un collectif parvienne à rassembler tous ces français « indignés » autour d’un plan de mesures transpartisan susceptible de relancer notre économie à travers une dynamique de l’emploi. C’est tout l’objet de l’association « Abolir Le Chômage » que d’être une force de proposition capable de rassembler des revendications divergentes autour d’un même idéal : le plein-emploi.

    En savoir plus : Pigeons, Tondus, Déplumés… : portraits de ces patrons mécontents (LeFigaro.fr)

  • En quoi une pétition en ligne peut-elle être efficace ?
  • De nos jours, la pétition en ligne est sans conteste un outil puissant pour passer d’un combat individuel à une cause collective, parfois très rapidement et avec beaucoup d’impact.

    La célèbre plateforme américaine de pétitions en ligne Change.org, après seulement 2 ans d’existence en France, compte aujourd’hui plus de 3 millions de pétitionnaires français pour soutenir 22 000 pétitions.

    Chaque jour, de nombreuses pétitions sont victorieuses, que ce soit au niveau local, national ou mondial.

    Voici un exemple très parlant. En avril 2013, Adrien Sergent, jeune auto-entrepreneur marseillais de 19 ans, réagit à l’annonce de la ministre de l’Artisanat Sylvia Pinel qui souhaite limiter le régime d’auto-entrepreneur. Il lance une pétition sur Change.org et crée le mouvement des «Poussins» sur les réseaux sociaux. Très vite, la pétition lancée par Adrien prend de l’ampleur et la mobilisation grossit sur les réseaux sociaux. Résultat : Plus de 140 000 pétitionnaires ont obtenu le vote d’une loi qui reprend leurs revendications. Le 21 mai 2014, une commission mixte paritaire composée de députés et de sénateurs valide un texte qui préserve et renforce le régime auto-entrepreneur.

    En savoir plus : Ne tuez pas dans l’œuf les projets des auto-entrepreneurs ! #PiouPiou (Change.org)

  • L’association a-t-elle vocation à faire de la politique ?
  • Oui, au sens de mener un combat politique pour le plein-emploi, mais pas du tout pour devenir un parti politique à part entière.

    Abolir Le Chômage se veut porteur d’un projet politique transpartisan, à la fois ambitieux et pragmatique, qui s’appuie sur un plan de mesures ayant pour seul but d’en finir avec le chômage de masse et la précarité de l’emploi en France. Le fait de concourir à l’élaboration et à la mise en œuvre d’un programme économique et social, visant à influencer une politique gouvernementale, n’oblige pas l’association à conquérir des mandats électoraux. C’est d’abord la promotion d’idées neuves et l’éveil des consciences françaises qui sont au cœur du projet ALC, avec l’objectif premier de ne pas hypothéquer l’avenir de nos enfants et l’espoir des générations futures.

    Cependant, si d’aventure des candidats prêts à s’engager à « abolir le chômage » souhaitent briguer des fonctions électives nationales, ils seront encouragés et aidés par l’association dans la mesure du possible.

  • Le chômage en France : n’est-ce pas à cause de l’Europe et d’un euro fort ?
  • La France souffre moins de l’Europe et d’un euro fort que d’elle-même.

    Certes, une Europe plus harmonieuse fiscalement, plus protectionniste socialement, plus souple financièrement et plus volontariste économiquement aurait des effets positifs sur l’emploi. Mais si l’on pousse ce raisonnement à l’extrême, tant qu’à faire, autant redistribuer le même PIB par habitant européen !

    Les divergences qui existent entre les politiques nationales sont aussi la preuve que chaque État membre de l’Union européenne, quoi qu’on en dise, est encore « souverain » dans la conduite de ses affaires économiques et sociales. Et c’est tant mieux, non ?

    Voici un extrait de « Plan d’urgence pour l’Abolition du Chômage » de Dominique da Silva à propos de la responsabilité franco-française sur le plan du chômage :

    Le chômage en France, bien plus que dans d’autres grands pays développés, s’inscrit dans une logique structurelle bien rodée, c’est-à-dire une organisation pérenne des facteurs qui l’engendrent. Ce système pernicieux, qui nous pousse au déclin économique par l’augmentation insoutenable de nos dépenses publiques et la perte de compétitivité de nos entreprises, peut se résumer ainsi […]

    En savoir plus : Télécharger l’ebook gratuit « Plan d’urgence pour l’Abolition du Chômage ».

  • La non-compétitivité de l’économie française est-elle vraiment liée au chômage ?
  • La perte de compétitivité des entreprises françaises est due principalement aux conséquences d’un chômage structurel de masse que notre État-providence cherche à compenser par des prélèvements obligatoires mortifères pour l’emploi.

    La non-création et la destruction d’emplois plombe irrémédiablement la compétitivité recherchée à cause des cotisations et des taxes qui permettent de « réparer » l’absence ou l’insuffisance de revenus du travail de plus de 5 millions d’actifs. Sans oublier toutes les réglementations censées protéger l’emploi, qui, furtivement, entraînent une moindre prise de risque de la part des employeurs et se traduisent par un marché du travail atone, fortement précarisé.

    L’idée selon laquelle l’innovation et la recherche seraient le meilleur moteur de la compétitivité, en lieu et place d’une baisse du coût du travail, est parfaitement recevable si le taux de marge des entreprises françaises le permettait. Or, ce n’est pas le cas. La France à la part des profits bruts, en pourcentage de la valeur ajoutée brute des entreprises la plus faible de toute l’Union européenne.

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Mesure n°1 : Financer autrement notre système de protection sociale

  • Quelle base de calcul aurait une CSG sur la production ?
  • Selon les derniers chiffres publiés par l’Insee, la production française de l’ensemble des branches d’activité en 2012 s’établit à 3745,1 milliards d’euros. C’est de toute évidence le chiffre financier circulant (hors transactions financières) qui représente la meilleure base fiscale pour couvrir un besoin de financement équivalent aux cotisations sociales effectives de 374,2 milliard d’euros la même année.

    On peut en déduire qu’un taux moyen de taxation de 10 % appliqué à toute la production française pourrait remplacer toutes les cotisations sociales qui aujourd’hui affectent le coût du travail et, par voie de conséquence, l’emploi.

    En pratique, une étude d’impact préalable par branche d’activité est indispensable pour déterminer la répartition des différents régimes de Sécurité sociale qui existent aujourd’hui : le régime général, le régime agricole, le régime des travailleurs non salariés et non agricoles, les régimes spéciaux de salariés et de fonctionnaires.

    Idéalement, il conviendrait de s’entendre sur une couverture de base universelle de notre protection sociale, c’est-à-dire un régime général unique de Sécurité sociale pour tous les travailleurs, et que seuls, les avantages sociaux complémentaires ou catégoriels soient pleinement à la charge des employeurs respectifs.

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  • Comment peut-on imaginer un régime général unique de Sécurité sociale ?
  • Le financement d’un régime général unique de Sécurité sociale à travers une CSG sur la production constituerait une avancée sociale majeure et une mesure de justice envers tous les citoyens français.

    En effet, le principe d’une CSG sur la production est d’adosser le financement des cotisations sociales sur une assiette bien plus large que celle des rémunérations du travail, sans aucun lien avec les ressources humaines utilisées afin de redonner de la compétitivité à l’emploi. Une ventilation des sommes ainsi prélevées permettant ensuite de couvrir les différents risques de base communs à tous les régimes de Sécurité sociale.

    À quoi bon continuer avec un système de protection sociale tentaculaire qui compte un grand nombre de régimes catégoriels et complémentaires, si c’est finalement pour offrir une couverture sociale universelle aux plus démunis avec la CMU et CMU-C y compris aux étrangers en situation irrégulière grâce à l’aide médicale d’État (AME) ?

    Cette situation est scandaleuse car elle marginalise certains régimes de Sécurité sociale, notamment ceux des travailleurs non salariés et agricoles, qui se retrouvent souvent à bénéficier de moins de garanties que celles accordées à des inactifs ou à des clandestins ?

    Une injustice sociale à laquelle il faut mettre un terme, au risque sinon de faire le lit du fascisme.

  • Quid des régimes spéciaux et catégoriels avec une CSG sur la production ?
  • Avant de polémiquer sur les régimes spéciaux et catégoriels, il faut s’entendre sur une couverture de base universelle de notre protection sociale, c’est-à-dire déterminer un régime général unique de Sécurité sociale avec un même niveau de garanties accordé à tous les citoyens français, sans tenir compte des situations individuelles.

    L’idée d’une CSG sur la production n’empêche pas certaines catégories socio-professionnelles de bénéficier d’un régime complémentaire, catégoriel ou spécial, dès lors que son financement par capitalisation est pleinement assurés par les employeurs, dans le cadre d’un accord de branche par exemple, et que le coût soit exclusivement à la charge des clients ou des usagers concernées.

    Il est grand temps que les Français fassent preuve de responsabilité envers les contribuables et les générations futures surtout.

  • Avant tout, pourquoi ne s’attaque-t-on pas aux fraudes et aux abus ?
  • S’attaquer aux fraudes et aux abus de toutes natures est indispensable pour alléger l’énorme charge budgétaire que représente la protection sociale dans les comptes publics. En tout état de cause, même à considérer que cette lutte puisse être totalement efficace, elle ne parviendrait pas à résoudre le problème du chômage de masse au niveau que l’on sait.

  • En quoi une CSG sur la production permet-elle la compétitivité des entreprises ?
  • En redonnant de la compétitivité à l’emploi, la CSG sur la production favorise la création, l’innovation et le redressement économique des entreprises en difficulté.

    En effet, la CSG sur la production met à contribution tous les acteurs économiques, qu’ils soient privés ou publics, à proportion de leur chiffre d’affaires ou de leurs recettes, sans aucune corrélation avec leurs ressources humaines. En conséquence, la charge de la contribution dépend uniquement de la valeur financière perçue d’une production, quelle qu’elle soit, indépendamment du nombre de travailleurs qui l’a permise.

    L’employeur ne verse aucune contribution dès lors que la valeur de sa production n’est pas perçue. Les ressources humaines qu’il utilise étant rémunérées à leur coût nominal sans autre cotisation, ses charges de personnel au cours d’une période creuse ou de création d’activité sont au minimum de ce qu’elles peuvent être.

    Avec la CSG sur la production, les produits et les services qui emploient beaucoup de ressources humaines comparativement à leur valeur seront bien plus économiques qu’aujourd’hui, comme par exemple : l’agriculture raisonnée, l’artisanat, les métiers du bâtiment, le petit commerce, les services à la personne et, plus généralement, toutes les productions fabriquées sur notre territoire national à partir d’un bon ratio emploi/recettes.

  • Ne risque-t-on pas une inflation des prix à la consommation ?
  • Aucune inflation n’est à craindre puisque le taux de CSG sur la production serait fixé de telle sorte que la somme des prélèvements corresponde à ce qu’elle est aujourd’hui.

    Avec la CSG sur la production, les produits et les services qui emploient beaucoup de salariés seraient nettement avantagés et donc moins chers, à l’inverse des productions réalisées avec peu ou pas de travailleurs en France.

    Mais finalement, toutes productions confondues, les consommateurs et les usagers français ne subiraient pas d’augmentation du coût de la vie, étant donné que la somme des prélèvements obligatoires sur la richesse nationale pour financer nos dépenses de protection sociale serait la même. En fait, la CSG sur la production réévalue la valeur sociale des productions sans inflation des prix.

    Une baisse des prix est même envisageable si, comme nous le proposons, la France s’astreignait à limiter ses dépenses publiques de protection sociale à 30% de son produit intérieur brut (PIB), au lieu de 33,6 % actuellement. Il est à noter que la moyenne des 28 pays de l’Union européenne se situe à 29% des PIB nationaux, comme c’est le cas en Allemagne (29,4%), en Autriche (29,5%), en Suède (29,6%), … des pays pourtant socialement avancés (source Eurostat 2011).

    En savoir plus : Télécharger l’ebook gratuit « Plan d’urgence pour l’Abolition du Chômage ».

  • Jamais les grandes entreprises ne contribueront à hauteur de leur chiffre d’affaires ?
  • S’il est vrai qu’une CSG calculée sur le chiffre d’affaires fera participer davantage les grandes entreprises ayant un faible ratio d’emploi à l’effort de financement de notre protection sociale, il n’en demeure pas moins vrai que ces grandes entreprises pourront augmenter massivement leurs effectifs salariés pour un coût quasi nul grâce à une franchise de la CSG sur la production accordée pour chaque embauche de demandeur d’emploi (mesures n°2 et 3).

    Il est important de bien comprendre qu’un tel apport de ressources humaines, sans véritablement de charges supplémentaires à payer, offrent aux entreprises qui peuvent y prétendre la possibilité d’améliorer nettement leur compétitivité hors-prix.

    Une étude d’impact par branche d’activité, à partir des ratios d’emploi, est indispensable pour fixer le juste taux d’une CSG unique sur toute la production française. Des mesures d’adaptation sociales devront sans doute être négociées dans certains secteurs afin de ne pas fragiliser les entreprises qui ont un mauvais taux d’emploi, pour au contraire les aider à embaucher davantage et ainsi gagner en compétitivité.

  • Jamais les syndicats ne voudront abandonner le principe des cotisations sociales ?
  • L’idée de faire évoluer le mode de financement de notre protection sociale, pour passer des cotisations sociales sur le travail à une contribution sociale généralisée sur la production, ne vise pas à affaiblir les syndicats, mais au contraire, à les renforcer. L’objectif étant de pérenniser les organismes paritaires y compris les régimes complémentaires et spéciaux qu’ils sont amenés à gérer.

    En effet, le principe d’une CSG sur la production offre aux organismes de Sécurité sociale, des fonds garantis puisqu’ils sont basés sur une assiette élargie qui évolue au rythme de la croissance économique. Ce n’est pas le cas des cotisations sociales dont l’assiette varie au gré des aléas conjoncturels et du maintien de l’emploi.

  • Pourquoi une refonte totale de notre système de protection sociale ?
  • Plus qu’un changement, c’est une révolution de notre système de protection sociale qu’il nous faut engager sans plus attendre. Une transformation complète, que requiert l’avenir de notre pacte économique et social et que la classe politique dans son ensemble refuse d’aborder sérieusement.

    La réforme de notre protection sociale, qui pèse pour près de 673 milliards d’euros 1, est pourtant la seule arme dont dispose l’État français – puisqu’il en est pleinement souverain – pour réguler une économie globalisée humainement impitoyable et rendre nos entreprises bien plus compétitives.

    Extrait de l’ebook gratuit à télécharger : « Plan d’urgence pour l’Abolition du Chômage ».

    Notes:

    1. Source : DREES, Document de travail « La protection sociale en France et en Europe en 2011 – Édition 2013 »

Mesure n°2 : Favoriser autrement l'embauche des demandeurs d'emploi